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 Hyperion ◈ Little boys don't cry, little boys are tough

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ÂGE : 23 ans
OCCUPATION : Axel est un X-Men de l'équipe Red.

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AVATAR : Logan Lerman
INSCRIPTION : 12/08/2017

MessageSujet: Hyperion ◈ Little boys don't cry, little boys are tough   Jeu 7 Sep - 13:51


Axel Howell
Ft. Logan Lerman

identité
Nom et Prénom(s): Axel Kane Benjamin Howell. Alias: Hyperion. Âge: 23 ans. Lieu de naissance & nationalité: Axel est un natif de New York, il est né à Bergen Beach, à Brooklyn. Il est américain. Métier: Étudiant et pensionnaire de l'Institut Xavier, Axel fait partie de la Red Team des X-Men. Statut Civil: Célibataire. Orientation Sexuelle: Homosexuel. Affiliation: X-Men.

Groupe: Homo Superior.

a time for heroes
La Cosmokinésie, le pouvoir de contrôler et manipuler les forces cosmiques. Les pouvoirs d'Axel sont vastes, il n'a cependant pas conscience de l'étendue de ceux-ci et ne s'en sert que de façon limitée et précise, n'utilisant que ce qu'il connait et sait utiliser avec suffisamment de contrôle afin de ne pas être un danger pour les autres. À travers sa mutation, Axel est capable d'absorber et rediriger les photons depuis son corps pour générer de la lumière et des rayons d'énergie suffisamment puissants et brûlants pour couper à travers le béton.

Sa mutation lui permet aussi de pouvoir manipuler ses atomes et leur masse, pour se permettre de voler et de léviter à volonté. D'une façon beaucoup plus limitée, parce qu'il ne la maîtrise pas, Axel peut générer des zones où la gravité est accrue, ou complètement absente.

Et par un effet permanent et indirect, sur lequel il n'exerce aucun contrôle, la mutation d'Axel le protège des radiations et l'en immunise complètement, donnant notamment à sa peau un ton beaucoup plus pâle puisqu'il résiste aux rayons solaires.

the interview
Quelle est la pire chose que vous ayez faite dans votre vie ?
Lorsque les pouvoirs d'Axel se sont manifestés pour la première fois, c'était en public. Et c'était sous l'effet de la colère, s'il avait pu les contrôler et ne jamais s'en servir, il l'aurait probablement fait. Mais il n'eut malheureusement pas cette chance, pas plus que les personnes victimes de ceux-ci... Axel était un adolescent renfermé, qui ne passait pas beaucoup de temps avec les autres, et qui n'avait pas beaucoup d'amis ; alors forcément, il était la cible parfaite de ses camarades plus âgés. Et un jour, les choses dégénérèrent, animé par une colère plus violente et plus intense qu'à l'ordinaire, les pouvoirs d'Axel apparurent et il fut enfin en mesure de se défendre de ses agresseurs.  C'est encore à ce jour un évènement à la fois traumatisant et désagréable dans les souvenirs du jeune homme, qui s'en veut continuellement d'avoir presque ôté la vie d'un autre.
Quelles sont les choses qui vous font le plus peur ?
Depuis plus longtemps qu'il est en mesure de s'en souvenir, Axel a toujours été terrifié par les espaces étroits et clos, il est claustrophobe presque à un extrême et est incapable de supporter l'enfermement ou ne serait-ce que d'être dans une pièce trop bondée de monde. Ce genre de situations est généralement accueilli par de la colère ou de la panique, parfois les deux à la fois et parfois qu'une seule de ces émotions. Il n'a, à ce jour, toujours pas d'explication qui justifierait cette phobie et refuse catégoriquement de laisser un télépathe entrer dans son esprit pour comprendre son existence, ne supportant pas l'idée que quelqu'un lise dans ses pensées.
Avez-vous des regrets ?
Lorsque les pouvoirs d'Axel se manifestèrent, ils n'étaient pas maîtrisés et n'étaient absolument pas contrôlés, détruisant plusieurs milliers de dollars d'équipement et blessant plusieurs de ses camarades, manquant presque de mettre leurs vies en péril ; il ne regrette pas d'avoir pu se défendre, ça non. C'est quelque chose dont il serait presque fier dans d'autres circonstances, mais il regrette amèrement de n'avoir jamais pu s'excuser avant de pouvoir rejoindre les X-Men, ni d'avoir eu le temps d'expliquer à qui que ce soit ce qui s'était réellement passé.

Le gouvernement se montre solidaire avec les mutants,
mais pensez-vous que c'est vraiment le cas ?

Axel n'a jamais vraiment fait confiance à ce genre de geste politique, il ne doute pas des bonnes intentions de certains politiciens, mais il reste malgré tout méfiant. Il sait comme les choses peuvent changer en un rien de temps avec les personnes au pouvoir, et il se doute bien que lorsque l'opinion public sera beaucoup moins clémente avec eux, les mutants, le gouvernement risquerait bien de changer la donne et décider de se lier au dégoût populaire des mutants plutôt que de continuer à les protéger.
Et vous, qu'est-ce que vous en pensez des mutants ?
Étant l'un d'entre eux, Axel connaît mieux que quiconque à quel point ce n'est pas une situation facile et compréhensible. D'abord ordinaire, on se réveille soudainement capable de choses qui défient absolument tout, qui chamboulent notre propre perception de la réalité et de l'univers. C'est à la fois une sensation grisante et exaltante, mais aussi une terrible frayeur. On se retrouve à se demander ce dont on est véritablement capable, et si ça peut être dangereux. Et, parfois, comme dans le cas d'Axel, on se retrouve à se demander si on est destiné à tourner aussi mal que les autres mutants qui ont donné cette si mauvaise image d'eux.
On parle beaucoup moins des augmentés (super-héros/super-vilains),
que pensez-vous d'eux ?

La distinction qui semble être faite par tout le monde à ce sujet reste quelque chose qu'Axel ne parvient pas à comprendre, mais c'est sans doute parce qu'il est un mutant, se dit-il, mais pourtant, ça continue malgré tout de le laisser perplexe et suspicieux. En tant que mutant, Axel est incapable de voir une différence, outre dans la nature et l'origine de leurs pouvoirs avec les siens, et il est incapable de comprendre ce qui peut bien pousser la majorité à considérer les mutants comme quelque chose de néfaste alors qu'ils ne cessent de faire l'éloge des autres, qui comme les mutants, sont capables de manipuler des pouvoirs anormaux. Personnellement, Axel n'a pas d'animosité envers ceux-ci, il reste malgré tout méfiant et distant. Il aura beaucoup plus de difficulté à accorder sa confiance à un muté, parce que ceux-ci ont peut-être développés des pouvoirs, mais ils ne sont pas nés avec et ne pourraient pas comprendre le préjudice et les difficultés dans lesquelles les mutants grandissent et se construisent.
Et l'homo sapiens, dans tout ça, où se situe-t-il ?
Aux yeux d'Axel, l'homo sapiens est là où il a toujours dû être, à sa place. Il n'a ni haine, ni désintérêt, ni quoi que ce soit d'autre en lui contre eux. Ce sont, comme lui, des citoyens ordinaires et quand bien même certains sont honnêtes et respectables, d'autres sont des ordures et des criminels, comme les mutants et comme les mutés. Ils n'ont comme différence avec eux que l'absence de pouvoirs, et c'est tout.

IRL
Pseudo/Prénom : Mendax Âge : 22 ans.    Genre (♂|♀|⚧...) : A dude ♂. Fréquence de connexion : 24/7, duhh. Comment avez-vous trouvé le forum : C'EST MON BEYBEY. Qu'en pensez-vous : jolem. Crédits : Mendax



Dernière édition par Axel Howell le Mar 17 Oct - 13:17, édité 32 fois
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MessageSujet: Re: Hyperion ◈ Little boys don't cry, little boys are tough   Ven 13 Oct - 1:02



HISTOIRE



blood on the pavement
« Foutez-moi la paix... »
Des mots qui résonnaient faiblement autour de lui, étouffé par la peur et l'angoisse, étouffé par le vacarme qui l'encerclait, les bruits de pas, de portes, les bruits des voix qui ne s'interrompaient pas, les bruits de la vie en dehors du bâtiment et en dehors des limites de l'établissement. Des sirènes, des travaux de construction, des voitures, des klaxons, puis tout autour d'eux des élèves qui discutaient, qui riaient, qui criaient. Tout ce bruit continuel et incapable de s'arrêter ne serait-ce que quelques instants, qu'on puisse l'entendre, qu'on puisse voir dans quelle situation insupportable il s'était retrouvé. Forcé dans un coin, poussé et insulté, encerclé par plusieurs autres personnes, trop grandes et trop vieilles qui n'auraient pas dû se trouver là, qui n'auraient pas dû être prises par ce genre d'envie, ce genre de comportement impardonnable et désagréable, mais qui, même si on les avait arrêtés au bon moment, auraient recommencés dès lors qu'on aurait tourné le dos ou qu'on aurait fermé les yeux pour les laisser s'en aller sans punir leurs actes.

Un ricanement comme seule réponse à sa demande, on se serra un peu plus autour de lui, lui qui évitait leurs regards lourds de haine et de violence, des regards plus perçant et plus endommageant qu'ils auraient dû être ; qui remplissaient de terreur et qui semblaient ne plus être humains tant ils étaient déterminés dans leur mal.

« T'as dit quoi, tapette ? »
Des mots qui lui fendirent les oreilles et le heurtèrent comme si on venait de lui cracher au visage, la mâchoire et les poings se serrant mécaniquement, frustré, évitant leurs regards, les yeux fixés et plantés au sol ; lui écrasé et impuissant, le corps paralysé par la peur avec l'impression d'un cœur qui ne battait plus et que son corps tout entier était sur le point de s'écraser. Un vertige qui l'envahissait et la sensation brûlante de sa colère qui lui rongeait les entrailles, la gorge nouée et incapable de produire le moindre son. Il ne savait même plus de quoi ils avaient l'air, sa peur l'avait forcé à s'écraser, leurs visages effacés par la noirceur et l'inconnu, il ne reconnaissait que le bruit de leurs voix haineuses et furieuses, devenues familières depuis bien trop longtemps, devenues communes et ordinaires, alors qu'elles ne le devraient pas. Alors qu'elles n'auraient jamais dû l'être. Tout ça pour des raisons idiotes, des raisons qui n'avaient de sens pour personne d'autre qu'eux. Dans leurs idées de la justice, qu'il soit comme il était ne pouvait être que mauvais et malsain, ça ne pouvait être que faux et punissable, punissable de toutes les façons qui soient, peu importe la violence, peu importe la douleur, il fallait le punir de ce qu'il était.

Il ne savait même pas ce qu'il avait bien pu leur faire, il ne leur avait jamais adressé la parole, il n'avait jamais rien dit, ni même jamais posé le regard sur eux ; mais malgré tout, et sans aucune raison autant que sans aucun avertissement, ils avaient surgit d'un peu partout, et s'étaient décidés à faire de sa vie un enfer.
« Qu'est-ce que tu vas faire, hein ?
Tu vas appeler tes copains les mutants ?
»
Ces mots-là n'avaient pas de sens, il n'en avait jamais vu, ni même jamais connu un seul. Tout ce qu'il savait d'eux, c'était ce que le reste du monde savait aussi. Mais toujours incapable de produire le moindre son ou de redresser la tête pour les regarder, il resta silencieux et se laissa faire, laissant les gifles, les insultes, les crachats, les coups de pieds et les coups de poings le heurter les uns après les autres. Sans aucune raison, et sans aucune considération, leur but n'était que de le faire souffrir et rien d'autre. Il n'y avait rien qui justifiait ou expliquait vraiment ce qu'ils faisaient, ils n'étaient animés que par de la méchanceté pure et simple, comme tous les autres. Il n'y avait pas de raison attristante et qui aurait fait s’apitoyer sur leur sort, qui aurait permis d'excuser et de comprendre les raisons qui les poussaient à être aussi misérablement dégoûtants, ils étaient simplement faits ainsi. Comme beaucoup d'autres.

Le visage couvert de larmes, de sueurs et de honte, et le corps recouvert de bleus et de douleur, Axel ne parvenait pas à se redresser. Recroquevillé par terre, les bras serrés autour de son corps, à attendre que la douleur disparaisse ; dans un rituel encore trop similaire aux autres fois, une situation devenue habituelle et à laquelle il ne semblait pas voir de fin, ni d'échappatoire possible. Il était perdu, il s'en doutait, et intimement il savait qu'au bout d'un moment, il arrêterait d'y survivre. Il savait qu'un jour ils allaient frapper trop fort, et lorsque ce jour-là arriverait, pas plus de monde n'y prêterait attention. On ferait semblant d'être attristé par la nouvelle, on continuerait à prétendre qu'on n'accepte pas ces choses-là, on irait accrocher un peu plus de posters qui le dénoncent dans les couloirs mais, outre ces gestes inutiles, rien d'autre.

Il avait été forcé dans une voie sans issue, depuis la première fois qu'ils avaient décidé de le torturer.
⁂⁂⁂

Le sang et les blessures effacés, c'était avec courage et solidité qu'il s'était encore une fois levé ce matin-là, déterminé à continuer malgré tout, même si sa situation semblait sans espoir, même s'il se doutait bien que ce serait la même chose que la dernière fois et qu'encore une fois il allait devoir se laisser faire et se laisser détruire. Persuadé, à cause d'eux, qu'il vivrait ses derniers instants longtemps avant qu'il n'ait eu dix-huit ans, il n'y avait plus grand chose qui aurait dû le retenir et le forcer à s'empêcher de réagir mais, malgré tout, il était toujours incapable de se défendre. La tête baissée, le corps et l'esprit fatigués, Axel se laissa traîner jusqu'à sa destination, terrifié à l'idée de les croiser à l'extérieur, là où ils n'auraient pas la moindre limite, pas la moindre retenue. Car jusqu'à lors, ils s'étaient toujours arrêtés au bout d'un certain moment, parce qu'ils ne pouvaient pas passer trop de temps à le détruire, sans quoi quelqu'un risquerait de les voir faire. Mais en dehors de l'enceinte de leur lycée, il n'y avait rien ni personne qui pourrait les arrêter, et c'était bien là une pensée aussi terrible qu'inquiétante.

Et étrangement, ses craintes semblèrent infondées, en tout cas pour une fois. Il se passa presque toute la journée sans que rien ni personne ne vienne lui pourrir la vie et le forcer à endurer d'autres souffrances. Tout était calme et Axel retrouvait bêtement espoir. L'espoir que pour une fois, peut-être, tout allait bien se passer. L'espoir qu'il n'avait rien à craindre.

Des espoirs si rares et si innocents qu'Axel y croyait, oubliant volontiers la naïveté et la fragilité de ceux-ci face à la dure réalité, mais comme il n'avait rien d'autre à quoi s'accrocher pour survivre à cette horrible vie dont il ne pouvait se séparer, des espoirs, aussi vains soient-ils, étaient ce qu'il pouvait s'offrir de mieux. Personne ne l'aurait cru s'il en avait parlé à qui que ce soit, il en était persuadé, alors il continuait d'endurer ses chagrins solitairement. Et cette petite lueur d'espoir qui avait décoré sa journée lui permettait de respirer et d'oublier un peu, de se détendre finalement, et de se sentir mieux. De réaliser comme les choses n'étaient pas aussi noires et terribles qu'elles en avaient toujours l'air lorsqu'il savait ce qui l'attendait, lui permettant même de réaliser comme la vie autour de lui, dans le lycée, était mouvementée par des choses qu'il n'avait jamais soupçonné, des amours, des plaisirs, des joies et des envies, tout était et semblait si différent de tout ce dont à quoi il s'était habitué, comme s'il venait d'entrer dans un tout nouveau monde.

« Et alors ? Tu nous as oubliés ? »
Et tout à coup, comme un coup de tonnerre, ou un poignard planté en plein cœur, tout les espoirs d'Axel venaient de disparaître, sa peau déjà pâle venait de blanchir encore plus, et son être tout entier était de nouveau paralysé par la peur et écrasé par un poids trop lourd. Il ne savait plus quoi faire, c'était comme si son cœur ne répondait plus, comme si le temps autour de lui s'était arrêté, il était à nouveau envahi par ces horribles picotements qui lui traversaient le corps et le forçaient à rester sur place, incapable de bouger, dépourvu de la moindre forme de défense contre ces monstres qui ne voulaient rien d'autre que lui faire du mal.

La douleur qu'il attendait, parce qu'il savait qu'elle était toute proche, se fit cependant longuement attendre. Et tout à coup, il sentit une poigne haineuse s'emparer de son col, et une autre de son crâne, et grogna de douleur lorsqu'on le traina à l'écart et qu'on le jeta contre une rangée de casiers. Il n'eut pas le temps de se redresser qu'il était déjà encerclé par ses bourreaux, une douloureuse pression lui écrasant la main droite pendant de longs instants, forçant des larmes dans son regard alors qu'il redressait la tête pour finalement les regarder. Terrifié.
« À cause de ta sale gueule, on s'est fait engueuler par le principal, tu sais c'que ça veut dire ? »

« Ça veut dire que cette fois... Y aura pas de pitié pour les tapettes. »
Immédiatement, il avait senti une violente gifle s'abattre sur sa joue, puis une autre, et rapidement se mirent à pleuvoir des coups et des insultes, des ricanements violents et aussi vils que leurs gestes, recroquevillé sur lui-même pour essayer de se protéger au maximum de leur colère Axel n'avait plus la force de dire le moindre mot, ni même de gémir sa douleur ou de pleurer. Le seul mince espoir qu'on vienne l'aider lui aussi venait de s'étouffer et de disparaître lorsqu'un énième coup se heurta directement contre son crâne et qu'il se heurta au sol, du sang commençant à s'échapper d'entre ses lèvres et perdant même la force de simplement réagir aux horribles tortures qu'on lui infligeait encore une fois sans la moindre raison. Il n'en avait jamais parlé à qui que ce soit, n'avait jamais rien dit à personne, il avait toujours gardé son sort pathétique pour lui-même ; le peu d'amis qu'il avait n'en savaient rien, pas plus que ses parents. Il était, avec eux, le seul à savoir ce qu'il se passait vraiment. Et pourtant, quelqu'un les avait vu le traiter ainsi, quelqu'un les avait vu et avait tout rapporté, visiblement avec suffisamment de preuves qu'on eut raison de les accuser et de les réprimander.  

Les coups continuaient de pleuvoir, et la douleur ne se faisait pas plus éparpillée, ni plus distante ou plus légère. Il n'y avait plus rien que l'obscurité autour de lui et les bruits de leurs propres grognements et de leur violence. Rien d'autre. Tout était effacé, tout semblait distant, et tout ce qui continuait de le heurter commençait lentement à s'éloigner et disparaître au loin ; simplement remplacés par un douloureux sifflement qui lui déroba l'ouïe, ne le rendant plus capable d'entendre quoi que ce soit d'autre que cet interminable tintement. Mais peu à peu, à mesure que les bruits s'estompaient et s'éloignaient, et que le sifflement incessant grandissait dans le creux de ses oreilles, Axel sentait sa peur et son chagrin se faire remplacer par autre chose, quelque chose d'encore plus viscéral, une envie furieuse et dévorante de se venger, un besoin mécanique et inévitable de se protéger, une nécessité grandissante et entreprenante qui peu à peu commençait à grandir encore et encore dans le creux de ses entrailles, et qui le poussait à continuer d'encaisser en silence les coups, sans gémir, ni même leur montrer qu'il en souffrait, jusqu'à ce que finalement il soit en mesure de sentir les coups s'arrêter, l'espace d'un court instant, lui permettant enfin de respirer et de redresser la tête pour les regarder une nouvelle fois.

Mais plutôt que leurs regards envahis par la haine, c'était une expression confuse et choquée qui s'était invitée sur leurs visages lorsqu'ils croisèrent le regard d'Axel, tous reculant d'un pas ou d'un bond en arrière, tant ils étaient surpris et sous le choc. Son regard bleu, perçant, et couvert de larmes avait été remplacé par des pupilles enflammées, illuminées d'or et d'orange. Et comme s'il s'enflammait, son corps tout à coup envahi d'une étrange énergie qui jaillissait de tout son être, un hurlement furieux le traversa et projeta une puissante onde de choc autour de lui, forçant les autres en arrière et les écrasant contre les murs et les autres casiers.

Toujours à terre, cependant, Axel ne semblait pas capable de se lever, pas plus qu'eux, il était incapable de comprendre ce qu'il se passait. Et tout ce qu'il savait, c'était la furie qui l'avait envahi et cette horrible sensation qui lui rongeait les entrailles, il voulait leur faire du mal, leur rendre la pareille de toutes les horreurs qu'ils lui avaient infligés, mais il ne pouvait pas bouger. Tout ce qu'il pouvait faire, c'était continuer de hurler, sa voix résonnant autour de lui, comme si elle était envahie par un écho terrifiant et hors de ce monde ; ses poings serrés contre le sol le brûlaient, il sentait une chaleur incroyable se dégager d'à travers son corps, et baissant la tête il posa son regard enflammé sur ses propres poings, réalisant seulement à cet instant qu'il était, littéralement, en train de brûler et de creuser dans le sol sur lequel il était appuyé. Toute la chaleur qui l'envahissait était bien réelle, il ne comprenait pas pourquoi ni comment, mais il sentait sa colère se changer en chaleur puis être expulsée à travers son corps et ses poings. Comme son chagrin et sa peur, les larmes qui glissaient sur le long de ses joues s'étaient évaporées et avaient étés remplacées par la colère et la détermination, un mélange dangereux qui ne semblait qu'aider à accentuer la dévastation qui jaillissait de lui.  

« C'est un putain de mutant ! »
s'était échappé d'entre les lèvres de l'un d'entre eux, et tandis qu'il regagnaient le sol après que l'onde de choc se soit dissipé, la moitié d'entre eux prirent la fuite, effrayés par ces nouvelles capacités qui lui étaient apparues, mais pas les autres, qui restèrent là les poings serrés et les sourcils froncés. Le même qu'à chaque fois fit un pas en avant, et dans un grognement tenta d'abattre son poing sur Axel. Mais dans un autre hurlement de furie et de flammes, Axel le projeta en arrière, avant de finalement se redresser et d'approcher de lui, les flammes lumineuses qui jaillissaient de son corps le précédent dans une silhouette presque similaire alors qu'il assénait, pour la toute première fois, son premier coup de poing dans l'estomac de l'autre adolescent. Puis un autre, et un autre, et encore un autre, tandis que des hurlements s'échappaient d'eux deux et jusqu'à ce qu'il ne s'arrête, son regard de flammes soudainement étouffé par un coup sec et violent sur le côté de son crâne, l'autre qui n'était pas parti avec le reste de ses tortionnaires l'avait assommé.

Agony of a thousand
Lorsqu'il eut retrouvé conscience, Axel ne se souvenait que vaguement de ce qui s'était passé, parce que tout était allé tellement vite. Il savait que quelque chose d'anormal s'était produit, qu'il était responsable et qu'il était le seul qu'on pouvait blâmer, mais il ne se souvenait pas des circonstances ni des détails exacts. Il ne réalisa qu'après coup qu'il n'était plus au lycée mais de nouveau chez ses parents, écrasé dans son propre lit. Sans aucune idée de comment il était arrivé ici. Heureusement pour lui, ce mystère fut rapidement élucidée lorsque sa mère le rejoignit dans sa chambre et eut l'air heureuse de le voir s'être réveillé, comme si elle avait eu peur qu'il ne le fasse pas. S'asseyant à son chevet, elle déposa un baiser tendre sur son front et le serra contre elle, avant de marmonner à quel point elle était heureuse qu'il aille bien.

« On était tellement inquiets, Axel...
J'ai eu tellement peur quand ils m'ont raconté ce qui est arrivé...

il avait froncé les sourcils, tout en essayant de se dégager de son étreinte qui devenait un peu trop entreprenante et interminable.
'Ils' ? Qui ça maman ? Qu'est-ce qui s'est passé ?
Les pompiers, Axel. Tu ne te souviens pas ? Quelqu'un les a appelés, il y a eu un accident au lycée.
il secoua la tête, son regard se plongeant dans celui de sa mère lorsqu'il pu enfin se retirer de son étreinte, les sourcils toujours froncés.
M-Mais tout va bien maintenant, je suis tellement contente que tu ailles bien ! »

Il n'osait pas répondre, ni parler de ce dont il se souvenait, car quand bien même c'était incomplet et confus, il savait que l'accident dont elle parlait avait été causé par lui seul. Il ne savait cependant pas si c'était bel et bien vrai, s'il était un mutant comme avaient eu l'air de le croire les autres. Comment était-il censé le savoir, lui ? Il n'y avait rien qui lui indiquait ce genre de choses, il n'était même pas sûr de savoir ce qu'il lui était arrivé, et plutôt que d'inquiéter ses parents avec ce genre de choses, Axel préféra ne rien dire. Se disant que, sans doute, les choses allaient lentement faire plus de sens et qu'il pourrait comprendre plus facilement ce qu'il lui était arrivé... Mais aussi, dans une étrange curiosité qui grandissait en lui à mesure qu'il y repensait, qu'il pourrait comprendre comment les utiliser une nouvelle fois.

Mais Axel était seul. Il ne comprenait pas ce qu'il était, ni ce qu'étaient ces nouvelles et étranges capacités qui étaient arrivées de nulle part. Il ne savait pas comment les contrôler, ni comment les utiliser. Il n'était même pas sûr, à dire vrai, qu'elles soient bien réelles, tout était si confus et si distant dans ses souvenirs.
⁂⁂⁂

Il lui fallut bien longtemps avant de finalement comprendre que le déclencheur universel de ces nouvelles capacités n'était autre que sa colère et sa furie, ses émotions les plus fortes et rien d'autre que celles-ci. Il savait que s'il voulait pouvoir tenter de reproduire ce qui s'était passé, il fallait qu'il canalise les mêmes sentiments que ceux qu'il avait ressenti le jour de l'apparition de ses pouvoirs, mais ça n'était pas aussi simple que ça... Il avait beau essayer encore et encore, rien ne se passait, il était incapable de forcer ses nouveaux pouvoirs à se manifester. Et cet échec ne faisait qu'accentuer la terreur qui s'emparait de lui chaque fois qu'il était censé retourner en classe, chaque fois qu'il traversait les couloirs du lycée, l'idée de les recroiser lui glaçait le sang. Pourtant, il ne retomba jamais sur eux. Comme s'ils avaient définitivement oublié son existence, Axel n'était plus tourmenté par qui que ce soit, il était seul et tranquille. C'était étrange, mais c'était aussi incroyablement agréable, une nouvelle sensation à laquelle il n'était certainement pas habitué.

Trop surpris de cette nouvelle situation, Axel ne remarqua pas les regards qui se plantaient dans son dos chaque fois qu'il passait quelque part, ni les ricanements et les chuchotements qui suivaient chacun de ses pas. Il ne remarqua pas non plus, les sourcils froncés et les doigts pointés vers lui chaque fois qu'il passait un couloir, la tête baissée à essayer d'ignorer les autres et de se faire tout petit, dans le cas où ses bourreaux referaient surface. Il ne remarqua rien des attitudes et des comportements qui accompagnaient toutes ces choses. On le dévisageait du regard, on s'inquiétait de le voir s'asseoir non loin des autres, on se dépêchait de partir lorsqu'il arrivait quelque part. Très rapidement, les rumeurs continuèrent de grandir et d'arriver aux oreilles d'autres personnes ; jusqu'à ce que ce soit le corps enseignant qui en prenne conscience. Au départ, ne le percevant que comme un énième solitaire qui se faisait parfois maltraiter, ils comprirent vite qu'il y avait autre chose. Certains professeurs commencèrent à se comporter de la même façon, à l'éviter du regard, à parler de lui dans son dos, certains commencèrent aussi à prendre un malin plaisir à le traiter différemment. On le notait plus sévèrement, on s'énervait contre lui par peur de ce qu'il était vraiment... Et puis un matin, on le convoqua dans le bureau du principal, un principal furieux et frustré. Qui l'avait accueillit sèchement avant de lui ordonner de s'asseoir comme s'il avait commis quelque chose de grave.

Ne voulant pas s'attirer ses foudres, Axel était resté silencieux et s'était assis à toute vitesse, sans jamais redresser le regard pour l'observer, quand bien même il ne comprenait pas ce qu'on pouvait bien lui reprocher. Les ravages causés par l'apparition de ses pouvoirs, peut-être, mais tout ça avait été depuis longtemps oublié et relégué à rien d'autre qu'un accident... Ça ne pouvait pas être ça, personne n'avait la moindre idée qu'il était responsable, et si c'était le cas, il aurait déjà été réprimandé depuis longtemps. La gorge nouée d'embarras lorsqu'il croisa brièvement le regard lourd et endurci du principal, Axel n'osa pas dire quoi que ce soit et se contenta de se taire et d'attendre qu'il prenne la parole. De longues silencieuses secondes traversèrent cette conversation qui n'avait pas encore commencée, jusqu'à ce que le principal ne croise les bras et qu'il se décide à enfin dire quelque chose.

« Il va falloir qu'on parle, Axel. son ton était sec, presque méprisant dans la façon dont il s'adressait à Axel et ne le quittait pas des yeux, un regard lourd et sévère, et des sourcils froncés de colère, J'ai entendu des choses à ton sujet. Des choses graves, très graves. Axel fut immédiatement frappé d'un horrible et effroyablement long frisson, qui le força à détourner le regard, Il faut d'abord que tu saches qu'on ne t'en veut pas d'être... Ce que tu es. ce ton faussement rassurant, qui cachait d'infinis jugements ne trompait personne, pas même Axel, mais il ne répondit rien, trop effrayé des conséquences. Mais on ne peut pas encourager ce genre de... Choix. le visage d'Axel se contorsionna immédiatement dans une grimace d'incompréhension mêlée de colère et de surprise. Ce que je veux dire, c'est qu'on ne peut pas se permettre de s'occuper de toi. Et à moins que tu ne fasses en sorte de changer, on ne peut pas te garder. S'occuper des gens comme... Des gens comme toi, c'est beaucoup trop cher, et on ne peut pas se le permettre. Il existe des tas d'endroits qui le peuvent, mais pas nous. »

Ce qu'il disait n'avait pas le moindre sens, et Axel aurait voulu trouver le courage et la force de hausser le ton et de contester chaque son qui s'échappait de cet homme, mais rien n'y faisait, sa surprise et son choc étaient trop puissants par rapport au reste de ce qu'il ressentait. Il était là, écrasé, les sourcils froncés et les yeux grands ouverts à l'entendre lui expliquer, le plus poliment qu'il pouvait prétendre être, qu'ils n'avaient pas d'autres choix que de renvoyer Axel. Tout ça parce qu'il était un mutant, tout ça parce qu'il était quelque chose sur quoi il n'avait aucun contrôle et aucun choix. Un destin qui s'était imposé à lui et qui était inchangeable lui coûtait maintenant, non seulement, d'être détesté par les gens autour de lui, mais aussi de se retrouver dans une situation dans laquelle il n'aurait jamais pensé être. Axel n'était pas de ceux qu'on mettait à la porte, il n'avait jamais rien fait de mal, il n'avait jamais enfreint la moindre règle et avait toujours obéit sans discuter... Mais c'était trop tard, il ne pouvait plus rien faire ni rien changer. « Je suis content que tu comprennes la situation, Axel. J'espère qu'un jour ce genre de choses ne sera plus un problème... »

⁂⁂⁂

Malgré toute la détermination qu'il aurait pu montrer, Axel n'aurait pas pu convaincre le principal, ni qui que ce soit d'autre, de lui laisser une chance et d'espérer que sa mutation ne viendrait pas causer d'autres éventuels problèmes. Il ne savait pas quoi faire, ni comment expliquer à ses parents les raisons derrière son renvoi, et il aurait voulu avoir une idée de ce qu'il était censé dire. Devait-il même s'excuser d'être un mutant ? Ou bien n'était-il pas le premier dans sa famille, parce qu'après tout ça venait d'un gène, et celui-là ne pouvait pas être unique et destiné à un seul, il devait y en avoir d'autres, parmi les siens. Des cousins, des oncles, ou des grands-parents qui avaient eux aussi ce genre de différences ; mais comme il ne savait déjà pas comment expliquer sa propre situation, il était encore plus incapable d'aborder ce genre de discussion avec ses parents.

Il fallait bien faire quelque chose, mais Axel était dans l'ignorance la plus totale à mesure que le temps passait et qu'il n'arrivait toujours pas à trouver une explication logique et suffisante qui n'aurait pas sonné comme un mensonge ou comme quelque chose de trop idiot auquel personne n'aurait pu croire. Mais ça ne marchait pas, il ne trouvait rien. Et même s'il avait trouvé quelque chose, il n'aurait pas eu le temps de le leur expliquer qu'on avait déjà décidé de les prévenir à sa place lorsqu'il eut enfin retrouvé le confort et la tranquillité de chez lui.

Dans le salon, se tenaient des inconnus, et leurs visages immédiatement tournés vers lui le firent presque tomber en arrière tant il était impressionné et surpris. Les parents d'Axel étaient là, aussi, assis. Sa mère se couvrait le visage des deux mains et son père la gardait serrée contre lui. Ils ne tournèrent pas la tête vers lui, en tout cas pas immédiatement, son père fut le premier. Puis ce fut le tour de sa mère, qui le regardait avec un air terriblement triste, mais les sourcils froncés de son père ne l'aidaient pas à savoir véritablement ce qu'ils pouvaient bien ressentir, leurs émotions étaient indéchiffrables d'aussi loin. Et il ne savait pas s'il devait approcher ou immédiatement s'enfuir, tant les choses étaient devenues incompréhensibles autour de lui. « Axel viens t'asseoir, s'il te plaît. »

La voix de sa mère était réconfortante, malgré la fragilité qu'il y avait dans son ton, les petits tremblements presque inaudibles et l'impression de son cœur brisé, Axel s'approcha en serrant les dents, les yeux cherchant à éviter les regards des autres qui le suivaient en silence, leurs allures imposantes et intimidantes tant ils avaient l'air sûrs d'eux.

« Qu-Qu'est-ce qui se passe ? demandait-il d'une voix tremblante en s'asseyant à côté de sa mère, cherchant à éviter les regards de ses parents, incertain de ce qu'ils pouvaient bien penser.
Ces messieurs veulent... Ils veulent te parler. »

⁂⁂⁂

La discussion ne fut pas rapide, les deux hommes étaient déterminés à être le plus clair possible lorsqu'ils se présentèrent à Axel et lui expliquèrent la situation, d'où ils venaient, et ce qu'ils avaient à lui proposer. Et lorsqu'ils eurent terminés, un air rassuré et confiant s'était installé sur le visage d'Axel, si ce qu'ils disaient était vrai, c'était une nouvelle fantastique. Il n'aurait pas à se cacher, ni à prétendre être comme les autres, sa mutation lui serait expliquée, il apprendrait à s'en servir, à la déclencher et à la contrôler. Et sans hésiter, Axel accepta leur proposition, il voulait les rejoindre, il voulait ne plus être sans défense et sans aucun contrôle. Quoique réticents au départ, ses parents acceptèrent finalement, et le laissèrent les rejoindre. Depuis des années passèrent et des choses changèrent, mais pas la décision d'Axel. Il ne regrettait ni de les avoir rejoints ni d'être maintenant un membre des X-Men, et malgré la difficiluté de la tâche, Axel était devenu quelqu'un de déterminé et de sûr de lui.

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