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 (Meghan) ◊ Reignite.

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MessageSujet: (Meghan) ◊ Reignite.   Dim 29 Oct - 14:16


Meghan Rhodes
Ft. Katherine McNamara

identité
Nom et Prénom(s): Meghan Ainsley Rhodes, l'identité de la fille d'un célèbre chercheur, remplacée momentanément par Riley Mills lorsqu'elle s'est faite passer pour une orpheline en mal de reconnaissance. Alias: Ember ; jeu de mots entre les braises et la couleur de l'ambre, se confondant aisément avec un prénom. On l'a eu appelé Cinder-ella mais qui s'y risque s'y brûle encore.Âge: 23 ans, née un 1er janvier, déposée devant la porte de son père trois jours plus tard. Lieu de naissance & nationalité: Manhattan, New York, ce qui fait d'elle une indéniable américaine. Métier: Membre de la Red Team au sein des X-Men. Statut Civil: Célibataire. Orientation Sexuelle: Hétérosexuelle, jusqu'à preuve du contraire. Affiliation: X-Men.

Groupe: Homo Superior.

a time for heroes
Manipulation moléculaire -
Un vaste champ de possibilités entre de si jeunes mains, dangerosité avérée qui se dissimulait sous d'autres apparences. Meghan est capable de jouer avec la matière qui l'entoure, elle peut déplacer une télécommande aussi aisément que le vent souffle une bougie mais ça n'est pas l'essence réelle de sa mutation qui va au-delà de la simple surface des choses. Elle peut accélérer les molécules de façon à embraser ce qu'elle vise, faire exploser ou fondre par le frottement extrême qu'elle provoque. A l'inverse, elle peut figer momentanément ces mêmes molécules, les fixer dans l'espace ou les ralentir, même si cela lui demande une énergie plus conséquente. Immunisée contre les brûlures, elle est apparemment ignifugée, protection développée par son organisme afin de ne pas être victime des dommages collatéraux provoqués par sa mutation. Le professeur Xavier affirme qu'elle est encore loin du plein potentiel et qu'elle pourrait probablement remodeler/réparer les objets en manipulant leurs molécules mais ce stade lui semble parfaitement hors d'atteinte, elle pense même qu'il n'existe pas - il est en réalité en sommeil.

La complexité d'un tel pouvoir le rend difficile à comprendre et contrôler, Meghan est souvent confrontée à des défaillances de maîtrise pouvant mener à certains dégâts notables, malgré la bonne volonté et sa crainte de faire du mal à ses coéquipiers. Si les altérations physiques induites par le déclenchement de ses facultés ne sont généralement pas handicapantes - elle a les cheveux roux alors qu'elle était blonde et les yeux lumineux par moments - la température de son enveloppe corporelle est plus gênante : pour un médecin lambda, elle serait jugée en état de fièvre potentiellement mortelle. Cet état varie toutefois avec le niveau d'utilisation de sa mutation sans qu'on sache si il aura des effets secondaires à terme.

the interview
Quelle est la pire chose que vous ayez faite dans votre vie ?
« Mettre un terme à la vie de mes parents. Je n’en parle jamais ou à de très rares occasions parce que j’ai encore du mal à vivre avec, à accepter que c’est la nature de mes capacités et leur manifestation la plus naturelle. Je leur en veux encore, quelque part, d’avoir menti et de m’avoir isolé. Dona a payé le prix des erreurs de mon père, des mensonges, de cette aventure qu’il a eu, ramenant le bébé que j’étais dans ce foyer qui n’aurait jamais dû me recueillir. Ils sont morts parce qu’on m’a dissimulé des vérités au nom d’une famille, d’une réputation. Rhodes, ça veut encore dire quelque chose pour les gens. »
Quelles sont les choses qui vous font le plus peur ?
« Ma mutation. J’ai l’air de l’accepter, de plutôt bien vivre avec, c’est souvent un mensonge que j’aime me raconter. L’étendue de mon potentiel est une préoccupation qui me trotte dans la tête à longueur de soirées et si j’apprécie la solitude, c’est parce que je sais quel est le prix d’une trop grande proximité avec moi. Qui sait si la moindre émotion trop forte n’est pas encore capable de détruire une pièce, de brûler le corps d’un ami ou de propulser un des gamins de l’Institut au travers d’un mur ? Le risque est bien trop grand. »
Avez-vous des regrets ?
« Ne pas avoir connu ma mère biologique. Je n'ai su la vérité que le jour où mes parents sont morts et il est donc peu probable que j'apprenne son nom à l'avenir. J'imagine qu'elle se porte mieux sans le poids que j'ai pu être, je ne sais pas. Elle n'a jamais sonné à la porte de mon frère, elle n'est pas apparue quand les journaux ont titré la disparition de Victor Rhodes. Si elle avait voulu me connaître, cette nouvelle aurait dû lui donner les indications nécessaire. Je suis prête à parier qu'elle craint ce qu'elle a engendré. »

Le gouvernement se montre solidaire avec les mutants,
mais pensez-vous que c'est vraiment le cas ?

« Le fait que je réside à l'Institut Xavier devrait me pousser à croire qu'il y'a de l'espoir en ce gouvernement mais l'histoire récente est jalonnée d'acclamations puis de rejet des mutants, sans vraiment offrir de stabilité durable. On aime un héros lorsqu'il sauve des vies mais on accuse toute un pan de la population pour un seul criminel, je trouve la balance bien mal réglée. On nous pointera à nouveau du doigt, c'est une certitude. »
Et vous, qu'est-ce que vous en pensez des mutants ?
« J'ai peur de moi-même donc d'une certaine façon, oui j'ai peur des mutants : nous sommes des armes chargées, potentiellement capables de tuer. Un homo sapiens est toutefois tout aussi dangereux avec une arme à la main, le mieux à faire est encore de relativiser, de faire au cas par cas. »
On parle beaucoup moins des augmentés (super-héros/super-vilains),
que pensez-vous d'eux ?

« Je ne sais que peu de choses sur les augmentés. J'ai cru comprendre que mon père a travaillé sur une manière d'augmenter le potentiel d'un être humain lambda pour lui permettre de lutter plus efficacement contre des maladies, par exemple mais je n'ai pas osé fouiller dans ses fichiers après l'avoir tué : c'aurait été plus douloureux qu'autre chose.Je dirais que comme les mutants, il faut voir l'individu, pas les capacités même si le côté peu naturel de l'apparition du potentiel rend probablement le tout plus instable que prévu. »
Et l'homo sapiens, dans tout ça, où se situe-t-il ?
Soupir. « Je suis une X-Woman, je les défends, c'est comme ça, il y'a parmi eux des innocents, des gens qui font des erreurs de jugement, qui blessent sans le vouloi et qui serais-je pour tous les mettre dans le même panier ? J'ai tué pour des motifs aussi peu raisonnables que leurs raisons de juger mais une part de moi ne peut s'empêcher d'être persuadée qu'ils ne nous accepteront jamais. On est quoi, le prochain stade de l'évolution ?Si c'est le cas, ils vont se battre pour leur survie en se disant qu'ils sont condamnés. J'ignore si c'est vrai, si il y'a un moyen pour que nous vivions en harmonie, je veux seulement croire en Xavier et je lui dois la vie que j'ai aujourd'hui. »

IRL
Pseudo/Prénom : Wicked Witch - Snow pour les intimes What a Face Âge : 25 ans depuis peu. Genre (♂|♀|⚧...) :Fréquence de connexion : Autant de fois qu'y'aura des gens donc probablement 7j/7. Comment avez-vous trouvé le forum : C'le dieu Soleil qui m'a obligée    Qu'en pensez-vous : J'y suis, j'ai fait un pavé, devine    Crédits : Avatar by Eriam, gifs by Kmcnamara Tumblr.



Dernière édition par Meghan Rhodes le Mer 1 Nov - 21:28, édité 5 fois
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MessageSujet: Re: (Meghan) ◊ Reignite.   Dim 29 Oct - 14:16



HISTOIRE


« A legacy of lies, a familiar disguise. »
- Lost in Thoughts All Alone, Fire Emblem.

Le corps frêle tremble, non pas de froid mais de fièvre, recroquevillé dans un angle de la vaste chambre aux couleurs chatoyantes. Il y’a du bruit au rez-de-chaussée du grand appartement, elle entend les éclats de voix de ses parents, elle entend les hurlements furieux de son père, les plaintes de sa mère. Elle ne veut pas être confrontée à ces images qui la hantent, elle ne veut pas appeler au secours, pas même alors que tous les objets de la pièce lévitent de façon aléatoire, rencontrent les murs ou se heurtent au plafond. La terreur lui noue les tripes mais l’adolescente ne saurait dire si c’est dû à cet évènement surréaliste ou s’il s’agit de l’état dans lequel se trouve le foyer autrefois heureux.
« Dona, tu la fermes ! J’en ai assez de tes jérémiades permanentes !
« Mes jérémiades ? Ca fait trois ans que tu passes tes nerfs sur moi, Victor !
Elle ne se souvenait pas de la première fois que c’était arrivé, de la raison qui avait éloigné ses parents, faisant d’eux ces sortes d’étrangers qui parfois en venaient à se haïr. Elle entendait toujours sans comprendre. Son père n’avait-il pas été le meilleur des pères ? N’était-il pas un membre reconnu de la communauté scientifique, brillant et apprécié par son entourage ? Ses travaux sur les thérapies géniques contribuaient à améliorer le monde, disait-on régulièrement à ses enfants. Ils pouvaient être fiers, ils pouvaient être heureux de porter le nom ‘Rhodes’. En dehors de ces murs, aucun des membres de la famille n’osait dire que Victor n’était pas l’homme parfait qu’il avait l’air d’être.
« Meghan, descends !
La peur grimpe d’un cran. Les crayons flottent encore autour d’elle comme les planètes autour du soleil sans qu’elle ne puisse rien y faire et sa température refuse de baisser. Qu’allait-elle dire ? Qu’allait-elle pouvoir prétendre pour justifier le chaos qui règne dans sa chambre ? Victor Rhodes détestait le désordre, maniaque sur les bords. Elle se met sur ses jambes péniblement en s’appuyant contre le mur et prend le temps de passer par la salle de bains pour se rafraichir, sans succès. Elle entend qu’on l’appelle encore, avec cette façon étrange qu’ont les adultes de compter les chances qu’il reste avant qu’une punition ne tombe.
« Hé, Meg, ça va pas ?
Kyllian la rattrape au milieu des escaliers, chargé par leur mère d’aller voir ce qui pousse sa soeur à traîner. Il vient de lui éviter une chute vertigineuse mais ça n’est pas ce qui l’inquiète, dans un premier temps : il est interpellé par la température à son contact, par le fait que les vêtements collent à sa peau. Victor est encore en train de râler dans le salon, il n’envisage pas une seule seconde d’aller voir lui-même ce qui provoque le silence des enfants qui ne répondent pas à ses ordres.

...✁...

« Il ne s’est rien passé d’anormal, ma chérie, la fièvre a simplement provoqué une confusion.
Elle le regarde avec les yeux flous et fatigués, perplexe. Pourquoi son père tentait-il de la convaincre que rien ne s’était produit ? Elle les avait vu, ces objets éparpillés dans sa chambre, elle les avait vu voler, s’écraser sur les surfaces solides, s’entrechoquer. Elle a ravalé ses larmes d’angoisse, gamine mise face à une vaste incohérence : rien entre ces murs n’avait été déplacé, tout était parfaitement rangé. Parfaitement parfait, à l’image de la famille Rhodes. La main tendre caresse les cheveux blonds pour l’apaiser. Elle a presque envie de lui hurler qu’elle n’est pas folle et qu’il n’y’a rien de banal à ce qu’elle a ressenti, une fièvre ne tombe pas si vite, n’est-ce pas ? Une fièvre ne casse pas de crayons. Elle n’a que treize ans et personne ne l’écoute vraiment, jugeant qu’il ne s’agit que d’une manière d’attirer l’attention - ou de dissimuler une vérité trop effrayante.

...✁...

« La fifille à son papa va aller se plaindre au directeur ?
Meghan recule, serre ses livres contre elle, les yeux baissés. Son père avait reçu un énième prix, sa mère était une styliste reconnue et elle.. n’était rien. Rien sinon leur progéniture, sans aucun talent autre que celui d’être discrète et vaguement intelligente.
« T’as perdu ta langue, l’intello ?
Son opinion d’elle-même était à des lieues de celle des autres, sa façon de toujours rendre les devoirs à l’heure, de ne jamais s’attirer le moindre problème et d’être l’incarnation de la politesse docile avait une forte tendance à agacer ses camarades. Que n’aurait-elle pas donné pour disparaître, ce jour là ? Elle y’avait perdu quelques affaires et l’impression d’être en sécurité, comme si même ce morceau de son existence ne pouvait se dérouler de façon normale. Elle n’a rien dit, pendant d’interminables semaines elle a été le jouet de ceux qui avaient plus de personnalité qu’elle, qui savaient comment exercer une pression suffisante pour toujours obtenir sans effort le fruit de leur désir. Elle venait d’une famille riche, une cible parfaite pour gratter un peu d’argent. Elle était sérieuse, outil parfait pour qu’on lui demande de faire ces devoirs pénibles pour lesquels ils n’avaient pas de temps à perdre. Kyllian ne l’a pas su, plus âgé qu’elle et si tel avait été le cas, sans doute le cours du temps se serait déroulé autrement. ‘Si’, un mot qu’elle se répète en boucle à cette période, gamine introvertie : ‘Et si je disais enfin quelque chose ?’ ‘Et si j’avais le courage de répondre ?’ ‘Si j’arrêtais simplement de venir en cours ?’

...✁...

« Je protège cette famille, Dona ! Je la protège parce que c’est ce que j’ai toujours fait ! C'est mon rôle.
« Tu la protèges ? Est-ce que je dois compter les bleus comme des preuves d’amour ?! Est-ce que c'est comme ça que tu protèges les tiens ?
« Ne détourne pas la conversation !
« Meghan doit savoir, elle en a le droit.
Le sac tombe sur le sol du grand salon dans un bruit sec qui attire l’attention des deux adultes. Elle les observe, des larmes dans les yeux, consciente pour la première fois de sa vie qu’elle aurait préféré ne pas entendre, ne pas comprendre. Elle a envisagé un instant de faire comme si elle n’avait pas perçu les paroles de sa mère mais elle a immédiatement su que ses yeux embrumés parlaient pour elle. Les bleus comme des preuves d’amour.
« Ma chérie, ça n’est pas ce que tu crois, tout va bien.
« Oh pitié Victor, tais-toi.
Interminable journée qui tourne au cauchemar, qui n’en finit pas. A quoi bon passer la porte de l’appartement si elle se sent aussi oppressée dedans que dehors ? Son coeur se serre d’angoisse lorsqu’elle rentre d’une journée de cours mais lorsqu’elle doit faire le chemin inverse, le matin, c’est son estomac qui est noué. Sur la table basse, la télécommande de la télévision vibre inexplicablement. Meghan et Dona ne l’entendent pas vraiment, l’une tentant de consoler l’autre murée dans le silence. Victor n’en rate pas une miette, en revanche, ses yeux verts fixés sur l’objet qui se déplace d’abord lentement sur la surface de verre, poussé par une force qu’il semble chercher dans un premier temps. Il se déplace, analyse, en bon scientifique qu’il est, le sang froid à l’épreuve de l’anormal.
« Cela suffit.
Le bruit cesse, l’objet retrouve son immobilité naturelle et Meghan se contente de lever le regard vers son père, se mordant la lèvre inférieure avec inquiétude. Il se tient droit, les mains derrière le dos et la détaille comme il ne l’avait jamais fait : un potentiel sujet d’étude. Elle déglutit difficilement, craignant qu’il ne fasse sorte de ses gongs ; ce qui ne se produit pas.
« A partir d’aujourd’hui, tu suivras des cours à domicile.
« Mais.. pourquoi ?
« Tu n’as pas besoin de le savoir.
Dona n’était plus qu’une décoration, qu’un vase charmant dans l’existence d’une famille aux dehors charmants. On dîne aux mets les plus délicats, chez les Rhodes, on boit du champagne à chaque réussite, on apprend les règles en société mais par dessus tout, on vit des apparences, on ne laisse pas paraître de faiblesse, on n’offre aucune occasion à la société de déblatérer sans contrôle. Le contrôle, ce concept que Victor aimait profondément, refusant que les journalistes curieux ne mettent à sac tout ce qu’il a passé sa jeunesse à construire.
« Tu ne parles plus sans ma permission, tu ne sors pas et si on te le demande, tu réponds que ton niveau scolaire est trop élevé pour que tu perdes ton temps dans cette école, est-ce clair ?
Elle hoche la tête parce que ça l’arrange, parce qu’être enfermée là lui épargne de croiser ces camarades qui la brutalisaient, lui faisaient faire des cauchemars. Elle n’avait pas conscience, à cet instant, que son père n’était pas protecteur envers elle mais envers lui-même. Elle a voulu penser qu’il voulait lui épargner l’angoisse qui se lisait sur ses traits, pas qu’il avait compris un détail dont elle n’avait pas pris conscience.

« Ashes remind me just who am I. »
Ember, Katherine McNamara.

La douleur s’infiltre dans ses veines, court sous la peau comme mille petites aiguilles brûlantes et sans pitié. Le hurlement est tel que Victor n’ose plus bouger, que Dona est figée dans sa surprise, les lèvres entrouvertes et le geste pour se protéger suspendu. Ils ont l’air de statues de cire dans un joli musée. Les jolies statues d’une famille détruite par les luttes intestines et les mensonges ; un héritage entier de mensonges. Meghan Rhodes n’était pas la fille de celle qui s’était prétendue sa mère durant seize ans, elle était le fruit d’une aventure de son père avec une femme aussi belle que passagère qui avait simplement abandonné le bébé devant la porte, un beau matin, neuf mois plus tard. Et cela, Victor avait tout fait pour le cacher, c’était la raison de sa violence comme celle de la distance au sein du couple ; elle venait de surprendre la conversation, se gardant bien cette fois de les interrompre. N’aurait-elle pas mieux fait ? Sa vie aurait-elle pris un tournant plus doux si elle était passée à côté de la vérité, encore et toujours ?

L’odeur de brûlé englobe la pièce, les petites braises orangées flottant dans les lieux au rythme lent d’un silence de mort. Le corps de l’adolescente est replié sur lui-même, orné de lambeaux de vêtements, rares, à peine capables de couvrir des bouts d’épiderme. Une longue chevelure rousse s’étale autour d’elle, remplaçant la blondeur originelle. Les corps calcinés sont piégés entre les objets qui se sont écrasés, ont brûlé ou fondu et ne reste qu’elle, âme vivante en souffrance. Victor aurait pensé aux journalistes, Dona aurait pensé à sa réputation, Kyllian aurait espéré pouvoir protéger sa petite soeur. Les Rhodes auraient eu à coeur quelque chose, un infime attachement pour le pouvoir et la famille mais dans l’esprit de Meghan, il n’y’a rien sinon les larmes et la trahison. La peur est encore loin pour quelques minutes.

...✁...

« Meghan, si tu as mis le feu volontairement, il faut le dire.
« Non ! Je vous assure que je.. j’ai rien voulu de tout ça !
« Tu n’as pas à avoir peur, on peut comprendre et te soigner. Il y’a des médicaments, des traitements qu-..
« Je ne suis pas folle !
L’humanité croyait-elle encore que les mutants avaient tous des signes distinctifs, des marques honteuses sur le visage pour qu’aucun ne commence par cette hypothèse ? On l’a accusée de tous les caprices des gosses de riche, de la fugue à une fête qui aurait mal tourné mais pas une seule seconde on ne lui a demandé si quelque chose d’extraordinaire ne s’était pas produit. Peut-être s’était-on dit qu’avec un père chercheur en thérapies géniques, ça n’était pas le terrain propice à une catastrophe pareille - n’aurait-il pas soigné une telle tare, ce génie ?
« Meghan, ce que tu racontes n’est pas cohérent. Tu dis ne pas te souvenir comment c’est arrivé, il n’y a pas beaucoup d’explications à cela, on a tous vu les photos de votre apparement.
La loi. Que font-ils de la loi ? Elle se souvient avoir entendu ses parents débattre de la sécurité du pays quand une promesse d’aide avait été votée. Elle est trop fatiguée pour se révolter, pour recommencer son histoire une énième fois et elle craque, elle fond en larmes, prête à avouer ce qu’ils veulent entendre, à dire qu’elle est responsable, à prétendre qu’elle les a tué parce qu’ils lui ont menti. Si elle est un monstre, autant l’enfermer pour la sécurité de tous, non ? Elle y’a pensé tellement de fois depuis que son père la force à vivre recluse sans lui en expliquer la raison : ces situations hors normes étaient-elles le résultat d’une mutation ? Etait-ce ce que les Rhodes voulaient cacher à tout prix ? Meghan ne pouvait fréquenter que des personnes connues de leur cercle familial, jamais en dehors de l’appartement. Qu’avait-il répété, déjà ? Tu sais bien, depuis que j’ai la reconnaissance de mon talent, les journalistes sont envahissants, je ne cherche qu’à te protéger. Tout est si confus dans son esprit.

La loi. Que font-ils de la loi ? Elle se souvient avoir entendu ses parents débattre de la sécurité du pays quand une promesse d’aide avait été votée. Elle est trop fatiguée pour se révolter, pour recommencer son histoire une énième fois et elle craque, elle fond en larmes, prête à avouer ce qu’ils veulent entendre, à dire qu’elle est responsable, à prétendre qu’elle les a tué parce qu’ils lui ont menti. Si elle est un monstre, autant l’enfermer pour la sécurité de tous ? Elle y’a a pensé tellement de fois depuis que son père la force à vivre recluse sans lui en expliquer la raison : ces situations hors normes étaient-elles le résultat d’une mutation ? Etait-ce ce que les Rhodes voulaient cacher à tout prix ? Meghan ne pouvait fréquenter que des personnes connues de leur cercle familial, jamais en dehors de l’appartement. Qu’avait-il répété, déjà ? Tu sais bien, depuis que j’ai la reconnaissance de mon talent, les journalistes sont envahissants, je ne cherche qu’à te protéger. Tout est si confus dans son esprit.

Elle ne serait plus capable de dire comment l’homme était intervenu, bien trop choquée sans doute pour intégrer les tenants et aboutissants de la décision qui l’avait libérée. Un accident, c’est tout ce qu’elle a retenu. Ca et les flashs des appareils photos lorsqu’elle avait passé la porte. On lui proposait d’être en sécurité ou de retourner auprès de son frère aîné désormais majeur. On lui proposait une explication à ce qu’il s’était passé, sans qu’elle ne l’entende réellement et tout ce qu’elle a finalement intégré avant de s’échapper des lieux ne fut que la source de sa plus grande peur par la suite : ton potentiel va croître et tu auras besoin d’aide. Meg n’avait jamais été une idiote, elle ne montrait pas de propension aux actes stupides et à l’inconsciente révolte, ça n’était pas son genre, elle préférait toujours se taire et s’isoler plutôt qu’affronter les problèmes, plutôt que se défendre et hurler sa colère. C’est ce qu’elle aurait fait, c’est ce qu’elle a commencé à faire avant de décider qu’elle n’avait plus rien à perdre.

...✁...

Ca a recommencé. Elle était entre les bras du jeune homme, taquine, à goûter à ses lèvres sans retenue quand la poubelle à proximité s’est déformée. Elle n’y a pas vraiment fait attention, en toute honnêteté, parce que son esprit était ailleurs. La gentille gamine des Rhodes ne l’était plus tout à fait, rejetant la dure réalité en goûtant à tout ce qui faisait la vie de la jeunesse, en mentant sur son identité, en se faisant passer pour une orpheline. Parfois, on la reconnaissait, on tentait de lui soutirer des informations et dans ces cas là, elle prétendait s’appeler Riley Mills et profiter de sa ressemblance avec la gamine des Rhodes pour gagner quelques billets. A force, elle avait appris à réinventer la réalité au besoin. Le look bien sage de Meghan était mort avec son ancienne vie, avec ses anciennes aspirations. Du gâchis, aurait sans doute dit son frère. Les tatouages comme marque indélébile de la page qu'elle voulait tourner. Et là, contre celui qui ignorait tout d’où elle venait, elle oubliait un instant ses regrets. Court instant car le rêve devient toujours cauchemar tôt ou tard.
« Putain de merde Riley ! Qu’est-ce tu fiches avec ce briquet ?
Elle est restée perplexe, sur le coup. Elle aimait certes jouer avec le briquet de Jeremy, ça n’était pas le moment, elle était bien loin d’être le genre volontairement pyromane, surtout pas dans de telles circonstances, au beau milieu d’une ruelle sombre, à l’abri des regards. Pas rentable alors elle relève les yeux vers lui, un sourcil haussé. Il recule, appuyant sa propre main sur sa nuque.
« T’essayes de me buter. T’es une de ces saloperies, c'est ça hein ?!
Le regard orange de l’adolescente la trahit autant que la chaleur de ses mains qui grimpe, qui l’arrache à ce moment de normalité. Elle sentirait presque les molécules s’agiter autour d’elle même si elle ne comprend pas qu’il s’agit de cela, même si elle est persuadée que la nature brûlante de sa mutation peut être éteinte en niant son existence. Elle en était persuadée jusque là, du moins.
« Tu m’dégoûtes !
Il feint le dégoût pour cacher sa peur, il mime l’assurance pour paraître plus fort et son coeur à elle bat trop fort dans sa poitrine. C’est quand elle voit les petites étincelles apparaître par endroits dans le vide qu’elle comprend : il va y avoir un autre mort si elle ne fait rien, si elle reste passive. Elle ne veut pas de cela sur sa conscience, elle ne veut plus jamais être la source d’un meurtre ou ressentir une telle souffrance. Elle recule, terrifiée, détale à toute vitesse, se met à courir le plus loin possible de ce compagnon d’infortune qu’elle ne connaissait finalement que trop mal. Dans la poche de son jean, elle extirpe la carte dont elle ne s’était jamais séparée pour en lire les petites lettres : Institut Xavier pour Jeunes Surdoués.

« Can you help me not to care ?
Every breath becomes a prayer. »

To be human, Sia.

Elle aurait pu vivre sur l’héritage de sa famille durant plusieurs très longues années, elle aurait pu se contenter d’être une recluse loin du monde mais elle a posé ses valises à l’Institut Xavier ; elle soupçonnait l’homme d’être capable de réapparaître régulièrement, à chaque catastrophe, si elle n’était pas revenue d’elle-même. Il avait l’air obstiné, dans le genre, mais bienveillant. Trois mois s’étaient écoulés entre leur première rencontre et sa réapparition dans ce qui ressemblait presque à la société. Mutante, elle était bien obligée de l’accepter, en revanche elle refusait que son frère en parle, le dise à son entourage ou à leurs grands-parents. Une fuite de gaz avait ôté la vie à Dona et Victor Rhodes, accident bête et méchant. Mensonge simpliste facile à faire tenir.

La culpabilité étreint encore son coeur des années après l’incident, entrée à seize ans, jamais sortie, pas même alors qu’elle fête ses vingt-trois ans au sein de l’école. Est-ce encore une école à ses yeux ? La petite Meghan Rhodes était morte, remplacée par cette fille qu’on avait fini par nommer Ember, ironiquement, ses cheveux et la manifestation de ses capacités rappelant la couleur de l’ambre, ce qui restait après son passage n’étant souvent que braises. Meg c’était pour ceux qui la connaissaient assez pour s’intéresser à la personne qu’elle était avant d’intégrer le programme de Xavier, avant qu’elle ne devienne une X-Woman. La maîtrise n’est toujours pas parfaite à l’heure actuelle et le professeur n’a de cesse de répéter qu’elle est loin d’avoir atteint son plein potentiel, que la peur est sa plus grande ennemie. La peur, elle vit avec chaque jour, hantée par les corps sans vie de ses parents, par le dégoût de Jeremy. La Red Team, le seul endroit où elle a sa place, où détruire peut servir un but plus noble. Elle donne le change, tente de prétendre aller bien - parfois même elle y parvient - mais une existence normale lui semble hors de portée, comme si se laisser aller se résumait à tuer des innocents.



Dernière édition par Meghan Rhodes le Mer 1 Nov - 20:33, édité 23 fois
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PARTICULARITÉS :
⋄ Mutant de classe 6, Axel possède le don de la COSMOKINÉSIE, qui lui permet de manipuler et de contrôler les forces cosmiques. Il n'a pour le moment pas une énorme maîtrise de ce pouvoir et ne connaît pas les limites réelles de celui-ci ; mais il peut cependant l'utiliser de manière suffisamment contrôlée pour modifier la masse de ses propres atomes et se permettre de léviter ou même de voler à plusieurs mètres au-dessus du sol, son don lui offre aussi un pouvoir de photokinésie, qui lui permet de créer, emmagasiner et projeter des photons sous la forme de rayons d'énergie brûlante ou pour créer une source de lumière. Il peut aussi créer des zones anti-gravité ou à hyper-gravité d'une façon bien moins maîtrisée et qui est beaucoup plus régie par ses émotions que le reste des pouvoirs auxquels il a pour le moment accès.

⋄ Effet passif de sa mutation, Axel résiste à toutes les formes de radiation, y compris les rayons du soleil, il a par conséquent une peau beaucoup plus pâle que les autres.

X-Men, en tant que tel, Axel a été entraîné au combat rapproché et au maniement des armes. Il ne sait cependant pas piloter le Blackbird.

#teamrainbow


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MessageSujet: Re: (Meghan) ◊ Reignite.   Dim 29 Oct - 14:32

Waiiiiii


Tu sais quoi faire pour les questions

_________________


Then came the night of the first falling star

HYPERION




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MessageSujet: Re: (Meghan) ◊ Reignite.   Dim 29 Oct - 14:38

Je sais, je sais, t'étais impatient
J'te maltraiterais sans hésitation si j'ai besoin bébé chat
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MessageSujet: Re: (Meghan) ◊ Reignite.   Mer 1 Nov - 21:51



Félicitations !

Haaaaan la meurtrièèèèère

_______

Woooh ! Ta fiche correspond à nos attentes, elle est donc validée !

Bienvenue parmi nous
Et bonne chance chez les Homo Superior

Maintenant que ça c'est fait, il te reste un tout petit peu de choses à faire encore, avant de vraiment pouvoir prendre ton pied avec nous, il faut aller recenser ton personnage Tu peux d'ores et déjà aller poster ta fiche de liens et de topics et même une chronologie si le cœur t'en dit

Si ton personnage a un petit chez lui bien agréable quelque part en ville, il faut aller le demander par ici et s'il est vraiment trop à la page, il a sans doute un compte instagram

Enfin, si tu as des idées bien précises et que tu aimerais créer un scénario, pour un lien important avec ton personnage, c'est par là qu'il faut se diriger !

En espérant que tu kiffes à donf ton séjour sur le forum

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MessageSujet: Re: (Meghan) ◊ Reignite.   

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(Meghan) ◊ Reignite.

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